Un jour, on m’a demandé d’écrire sur mon enfance

Je ne sais pas pourquoi, mais ce jour-là, c’est l’image de mon frère dans toute son innocence qui m’est apparue. Alors que petits, on ne cessait de se chamailler, qu’on essuyait nos baisers, et qu’on se faisait des grimaces, c’est cette image de lui endormi qui s’est imposée à moi. Les liens fraternels font partie de liens quasi mystiques qu’on ne parvient pas facilement à saisir dans leur toute leur force et leur authenticité.
C’est donc via ce souvenir que je vais tenter de m’emparer de ce sentiment, le protéger dans un écrin, et m’en faire une référence qui me rapprochera de ce cordon invisible qui me relie à lui, lorsque je le croirai perdu.
Je crois profondément et sincèrement que les liens fraternels sont magiques, indestructibles. Peut-être sont-ils d’ailleurs faits de corde elfique ?

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Nous sommes au milieu des années 90. Les années de notre enfance se cristallisent souvent sur ces quelques semaines d’été passées en famille, dans ce camping du Languedoc-Roussillon. Lire la suite

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Bac écrit de français en Allemagne – Basse Saxe

Je ne peux vous montrer l’image, mais je voulais partager avec vous le plaisir que j’ai eu à avoir l’un des mes textes utilisé pour le Bac de Français allemand 2012. Compte tenu que le document est un examen officiel, je ne peux la partager avec vous directement, et je l’avoue, à regret…

Cependant, pour info, le texte utilisé est celui-ci : https://juliemallauran.wordpress.com/2011/10/10/a-laube-dun-tournant-de-ma-vie/

Bonne journée à tous

Deux mois d’absence

Voilà deux mois que je ne suis plus trop ici, occupée à rédiger des billets d’humeur sur FleurDeMenthe.com,mais aussi et surtout occupée à créer et organiser LaMainEnchantee.com. J’avais envie de créer un espace collaboratif où les mots sont rois. Que cela soit des textes imaginaires comme rédigés ici, ou des critiques littéraires, tout le monde peut y proposer ses textes enfalmmés de passion pour la littérature…
Une idée qui me tient à coeur, et qui de ce fait, aspire toute mon inspiration. J’ai confié mes derniers textes au site, textes que j’ai écrits avec beaucoup d’ivresse :

– Les Sophies
– Hugo 
– Emma et Antonin

Ce blog n’est pas perdu, il restera le repaire de certains de mes textes, peut-être davantage. Pour le moment je me laisse porter par l’envie, l’inspiration et le plaisi.

Un texte assez personnel que j’aimerai dédier à mon frère sera peut-être ici très bientôt…

1990

1990, j’ai à peine 4 ans. La maison de mes parents vient d’être construite. La pelouse est clairsemée, et plutôt terreuse. Les pièces blanches me paraissent immenses. Cela tient peut être du fait qu’elles sont assez  vides. Mais, moi je ne le vois pas. Cette maison me plaît : elle est grande.
Et je me sens grande, bien que  je sois obligée de pencher la tête en arrière pour pouvoir parler à mes parents.
Un samedi ensoleillé, je rentre des courses avec ma mère, rendez-vous de la semaine que j’adorais. Je suis toujours dans ses jupons, partout où elle va je vais. Ce samedi avait quelque chose de particulier car je me souviens avoir remarqué sur elle ce sourire et ces yeux pétillants à l’idée de remplir les placards et le réfrigérateur.

Alors que je suis à nouveau devant cette maison que je connais par cœur aujourd’hui, je sens revenir en moi cette petite fille que j’étais. Lire la suite

Ecrire…

Ecrire
Créer un univers,
Une atmosphère,
Imaginer des couleurs,
Des senteurs
S’entourer d’esprits
D’envies
Composer des humeurs
Des caractères

Ecrire
Est une bataille
Un combat
Animant chacun de nos sens
Quelques-uns de nos membres
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Rose

Peu de présence ces derniers temps, la fin de l’hiver abîme mon moral… et mon inspiration.
Mais je me relance avec l’atelier d’Olivia Des Mots Une Histoire.
Les mots de cette édition n°57 sont :
automnenordchauffeurceux-ciamandiercrayonpagemaisonchantierventripotentazurphilosophierubicondapologieprincesserosebananierclaviernidruinerharmonicacoquelicotmagnétiquebeurrecomédie

Ceux-ci s’emmitouflent dans de grosses écharpes ajoutées au-dessus de leurs légers blousons de cuir. Ceux-là se réchauffent sur les terrasses de café, enlaçant leur tasse de thé de leurs mains gantées de laine. Tous sont nostalgiques de leurs souvenirs ensoleillés à l’ombre des bananiers, du parfum des amandiers qui enveloppait leur peau, de la couleur azur de la méditerranée.
Après avoir exposé leurs courbes dénudées aux températures chaudes, l’arrivée de l’automne les emmenait vers des jours plus sombres. Les pulls déformés seraient désormais mis à l’honneur pour cacher les prémisses d’une allure ventripotente propre à l’hiver et au retour des recettes au beurre de belle-maman.

Rose pourrait ne pas être là, dans le chemin du mistral qui débutait ses froides rafales. Rose pourrait être à l’abri, dans sa maison, son nid douillet, protégée des frimas de la saison. Elle pourrait, si elle leur ressemblait. Elle pourrait laisser courir son imagination sur les touches d’un clavier d’ordinateur. Elle pourrait, si elle leur ressemblait.

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Souvenirs d’enfance…

Une nouvelle flopée de mots pour cette nouvelle édition de Des Mots Une Histoire, chez Olivia :
grillagechatapesanteurcaronculechantcontexteplumecouffinbarbouillagescroquisenfantlamelivrevertigesaignerchaponclimatiquecataloguematchsangloterallumettesmouchoirsenfancepréparationdélicieux

Je me souviens de tant de choses qu’il m’est impossible de les définir toutes clairement. Je pense souvent à un endroit de mon enfance que je revoie pastel. Chaque son, chaque odeur, chaque goût, chaque sensation, s’est imprégné en moi. Si je ferme les yeux, je peux encore sentir toutes les émotions qui m’exaltaient, enfant. Pourtant tout cela est si loin de ce que je suis aujourd’hui… Certains souvenirs ont ce pouvoir de s’imposer à vous, dans toute leur authenticité. L’esprit a cette magie de vous replonger dans des images passées, légèrement délavées.
Si précieuses, si inestimables, qu’en les effleurant, on sent une certaine apesanteur. C’est flou, et net à la fois, comme un rêve. Des instants figés, que l’on prend le temps de découvrir sous toutes les coutures, de revivre à l’infini.
Je me balade ainsi dans mon inconscient à observer ces délicieux instants de bonheur entre une enfant, moi, et ses grands parents…

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