Promesse de ciels pastels

C’est avec beaucoup de retard que j’utilise la photo proposée par Leilooa sur son blog. En retard certes, mais cette photo est vraiment magnifique… Difficile de l’ignorer.

Romaric Cazaux

Romaric Cazaux


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Charlie et Vincent

Un petit moment que je ne suis pas venu ici, par manque de temps. C’est avec un peu d’appréhension que je reprends la plume avec pour déclencheur l’atelier photo de Leiloona : une photo, quelques mots.

Une fois de plus, la photo m’a inspiré une relation entre deux frères…

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Je suis Vincent. La dernière fois qu’on m’a posé la question, j’ai répondu que j’avais cinq ans. Je ne sais plus quand c’était. Les choses ont changé autour de moi, les gens sont différents. Que dire de moi ?

©Romaric Cazaux


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Marie et Jeanne

Une photo, quelques mots ? L’image proposée par Leiloona cette semaine était si forte qu’il était impossible de passer à côté. Alors, j’espère que çà vous plaira.

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Romaric Cazaux

Je ne savais pas où aller, ni vers qui me tourner. Ton numéro est-il le seul dans mon carnet, me demandes-tu. Je te réponds que non, mais qu’au travers de mes larmes, je n’ai vu que ton nom. Pourquoi aurais-je appelé quelqu’un d’autre ? Lire la suite

Illusions masquées et costumes nocturnes

En ce dimanche soir, l’inspiration toquant à ma porte, j’ai soudain eu envie de reprendre l’atelier lancé par Leiloona sur son blog bricabook.fr, consistant à créer une histoire à partir d’une photo.

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Kot

Photo de Kot 2

Voilà qu’elle sort soudain de ce wagon où nous n’étions que tous les deux. Au coeur du petit matin qui s’éveille sur Paris, elle sort de mon champ de vision aussi doucement que s’écoule les minutes de la fin de cette nuit.
Qui est-elle vraiment ? D’où vient-elle ? Où va-t-elle ?
Avant de vous faire part de mon état d’esprit à cet instant précis où elle quitta cet endroit qui n’appartenait qu’à nous deux, et qu’elle n’y revint jamais, je me dois de reprendre l’histoire au début.

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Ensorcellement parisien…

Youpi, l’inspiration enchante mes jours et mes nuits en ce moment. J’en ai donc profité pour revenir participer à l’atelier de Leiloona, sur BricaBook.
La semaine dernière, elle nous proposait une photo vide de toute âme humaine. Difficile,… Moi je préfère de vraies scènes quotidiennes, des visages de gens croisés dans la rue ou le métro, ou ici, une rue de Paris dans son habit de nuit…


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Course au temps

Me revoilà, cette semaine avec l’atelier de Leiloona que j’aime décidément beaucoup. J’ai fait l’école buissonnière la semaine dernière, par manque de temps et d’inspiration. Mais pour ce lundi, la pluie est à nouveau au centre de le photo. Je ne sais pas vous, mais je trouve la pluie très mélancolique, très intense… surtout sur les photos.

Décidément c’est une journée très grise aujourd’hui, et qui se poursuit aussi mal qu’elle a commencé ! Et dire que j’avais pris ma journée exprès pour consacrer du temps à mes dessins. Je me souviens de la joie incontrôlable qui m’avait envahie quand j’ai appris que cette journée de congés m’était accordée ! J’avais prévu toute une organisation au quart d’heure près pour optimiser au maximum ce temps libre qui m’était offert. Levée à 6h00, le temps de préparer mes idées, et faire quelques esquisses qui me trottent dans la tête depuis quelques jours. Machine à laver lancée à 6h30, Repassage des tournées précédentes à 6h45 et terminée à 7h30. Juste à l’heure pour réveiller Hannah pour l’école. Mais rien n’a fonctionné comme prévu. Je me suis réveillée en catastrophe à 8h. Pas le temps de dessiner la moindre esquisse, voir même de sortir la table à repasser. J’ai gardé ma nuisette, enfilé un pantalon de jogging et préparé en hâte le petit-déjeuner de la petite. Au désespoir de voir déjà plus de deux heures de ma journée partir en fumée s’est ajouté une catastrophe d’art culinaire. Le chocolat d’Hannah s’est renversé sur mes feuilles de dessin que j’avais posées sur la table la veille. Je ne pouvais même pas reporter ma colère et ma frustration sur la petite, c’est moi qui ait renversé. Lire la suite

Turbulences

Cette semaine avec son atelier « Une photo, quelques mots », Leiloona nous offre la possibilité de laisser divaguer notre imagination sur un très beau portrait de Kot.
Rendez-vous sur son site bricabook.com pour avoir accès aux différents récits, et bien d’autres choses !

Son poing est sérré comme si elle se préparait au combat.
Je sens bien qu’elle ne fait qu’osciller entre angoisse et révolte, crainte et résistance. Je suis là, impuissant, passif, témoin de ses perpétuelles hésitations. Depuis 10 minutes elle est prostrée ici, au milieu de la rue, perdue dans ses pensées, à se questionner sur ce qu’elle doit ou ne doit pas faire. Je tente d’attraper son regard, mais en vain. Alors je l’observe, je guette ses gestes, la direction de ses pieds, ses manies inconscientes.

Mes sentiments pour elle sont confus. Je la connais depuis si longtemps, que j’arrive à un point où notre relation m’apparaît complexe, floue. Depuis toujours, je l’écoute pendant ses moments de détresse, ses instants de tristesse.
Elle ne connait pas la joie, elle dit qu’elle a besoin de moi, mais chaque fois, je ne vois que des larmes sur ses joues, et aucune chaleur dans ses yeux. Jamais je ne l’ai vue sourire. C’est à cause de çà que j’hésite à la laisser tomber, là tout de suite. Ca peut paraître brutal, mais je suis moi aussi en proie à de grandes turbulences.

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Voyez au-delà du chlore, les larmes sur mes joues.

Dans la tête de Laure Manaudou, J.O. de Pekin 2008

Je suis lourde, je suis lente, je coule, j’avance plus.

Mais non, ressaisie-toi. Tu te montes la tête parce que t’as raté trois courses ! T’as connu pire, non ? Non ? Bon, il faut une première fois à tout ! Tu surmonteras ! Rien n’est perdu, il te faut juste plus d’entraînement ! Plus de foi : aies foi en toi ! Jusqu’ici tu as toujours eu un objectif en tête, tu t’es toujours sentie épanouie dans ce que tu fais, pourquoi çà s’arrêterai maintenant ?

Et si çà s’arrêtait justement ? Trois courses complètement échouées. Je n’ai qu’une envie c’est allez me cacher dans les vestiaires pour pleurer. Avec cette image de championne qu’ils m’ont tous collée sur le dos, je ne peux même plus verser une larme sans me retrouver en déconfiture à la une des journaux. Mais je veux hurler, partir, pleurer, cogner !! Je veux disparaître ! Ils ne me laisseront jamais faire… Pourtant ils devraient comprendre, ils devraient voir que l’eau me barre la route à chaque fois que je tente de l’empoigner. Merde, putain, j’ai envie de tous les jeter dans cette flotte. Qu’ils soient tous saisis de stupéfaction !

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L’amoureux solitaire

Cette semaine, avec son atelier « Une photo, Quelques mots » Leiloona nous offre un portrait de dos, qui peut emmener l’imagination très loin. Je suis sûre que les textes de cette photo seront très différents les uns des autres… La lecture risque d’être très intéressante. Rendez-vous sur le site bricabook.com pour avoir accès aux différents récits !

Il est bien là, pas de doute possible. Pourtant, depuis un temps infini, il s’est perdu. Et ce n’était pas prévu, bien que prévisible…

On lui avait dit que cette journée était une excursion culturelle particulière. On l’avait prévenu qu’il allait croiser des visages historiques, des paysages magnifiques. Il avait soigneusement préparé son sac en le fourrant de carrés de jus d’oranges et de biscuits au chocolat. Il en avait pris plus de raison, il le savait. Mais il valait mieux prévoir. Si jamais il se perdait à nouveau, il aurait toujours de quoi survivre quelques jours. Et puis, il n’avait pas oublié de prévenir son meilleur ami qu’il allait découvrir « des oeuvres spectaculaires ». D’ailleurs celui-ci avait été tellement curieux qu’il avait insisté pour venir l’accompagner. Max avait alors cédé à ses exigences, au dernier moment, cinq minutes avant de partir. Il l’avait attaché à son sac à dos de manière à ce qu’il ne rate rien de l’exposition. D’ailleurs il avait bien fait parce que comme il se plaisait à le répéter, son meilleur ami avait toujours la banane : la couleur sur la peau, et le sourire en permanence… Ce « sens de la formule » dont il se plaisait à se vanter le faisait beaucoup rire.

Moins ses proches, qui voyait en cette peluche un encombrement augmentant chaque jour un peu plus leur exaspération. Mais que faire ? Ils ne pouvaient que céder à Max s’ils ne voulaient pas subir des crises de nerfs interminables. Cette peluche n’était qu’une de ses exigences parmi tant d’autres. Et celle-ci n’était pas la plus terrible. Relativiser est un mot avec lequel ils ont appris à vivre depuis qu’il était dans leur vie.
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