Témoin de haine

src/ Ed Sheeran

Quoi dire, quoi faire ? Faut-il vraiment que quelque chose se produise ? Ou dois-je me contenter de souffrir en silence, conserver en moi comme un poison secret cette boule aigre et rance, la garder en équilibre sur la goulotte en attendant qu’un élément extérieur ne la fasse expulser de l’autre côté de la rive. Cette rive, ces esprits qui n’ont pas entendu ce discours écœurant pourtant lancé comme la météo du week-end à l’approche de la fin de la semaine. Lire la suite

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Les 4 murs de mon paradis

large (2)Des mois que je reste enfermé chez moi, en tête à tête silencieux avec mon chat. Ce matou doit m’avoir dépassé en âge si on en croit les légendes occultes, mais je pense que je suis devenu un bon conccurent concernant la paresse. Des mois que je reste cloîtré entre mes chers quatre murs, c’est à peine si je m’offre un bain d’air pur lorsque je m’autorise à aller les quelques mètres carrés de mon balcon. Souvent, à la nuit tombée, je laisse mes pieds nus glisser sur la peinture rose écaillée sur le sol. La lumière vacillante de ma cigarette sur laquelle je tire avec délectation est alors la seule source lumineuse à deux kilomètres à la ronde. Derrière les bois qui me protègent du reste du monde, j’observe ces gens qui semblent mener une vie aussi normale que le monde semble l’attendre.
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Le bruit des autres

large

9h00. Les notes de piano d’Agnès Obel tirent Alessandra de la sérénité de sa nuit. Un sourire brouillé de sommeil s’éveille de son oreiller, elle tend un bras vers son téléphone pour l’éteindre, avant de se retourner et laisser venir à elle les réminiscence de sa vie nocturne. Quelques secondes de paix où les images se bousculent dans sa tête, des fils conducteurs qu’elle tente tant bien que mal de suivre jusqu’à son inconscient. Une habitude qu’elle a depuis l’adolescence. Le carnet de rêves a disparu, mais le reflex est toujours là. La princesse nocturne fait peu à peu place à la belle des villes. Pas de baiser sur les lèvres de la part d’un prince charmant galant. Pas de chaleur humaine qui se dégagerait de sous la couette. Lire la suite

L’envie d’ailleurs

src/ growingoldergrowingsadder.tumblr.com

L’espace d’un moment, d’un instant, fermer les yeux et se projeter ailleurs qu’ici.
Ailleurs que dans cette pièce fade, sombre, et triste.
Loin de cette atmosphère lourde.
Serrer les poings pour rattraper les pensées fuyantes, aux couleur de gaieté. Tenter de les convaincre de ne pas fuir.
Serrer les dents, se mordre la joue et se complaire du goût métallique du sang qui se faufile dans la bouche.
Regarder les aiguilles de la pendule avancer dans leur cadence infinie, au rythme d’un demi souffle de vie, le sien. Lire la suite

La princesse au dessin

Lundi matin.
Le métro se gonfle des habitants de la ville pour les vomir quelques stations plus loin. Les gens se serrent, sans jamais se regarder. La plupart ont les yeux rivés sur le torchon gratuit des infos de la journée, le leur ou celui de leur voisin. Pour d’autres la journée a déjà commencé, les doigts filent sur le clavier de leur téléphone en réponse aux mails tardifs de la veille. Quelques uns tentent de rattraper le sommeil perdu de la nuit. Les cernes, le maquillage, le café à peine bu, les effluves de tabac, les mallettes, les sacs de cours, les gamelles du déjeuner, les escarpins, et les baskets se bousculent dans une indifférence totale.

src/ gabriellehaddad.tumblr.com

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