Promesse de ciels pastels

C’est avec beaucoup de retard que j’utilise la photo proposée par Leilooa sur son blog. En retard certes, mais cette photo est vraiment magnifique… Difficile de l’ignorer.

Romaric Cazaux

Romaric Cazaux


Ne trouves-tu pas que cela valait la peine de subir ces heures de route ? Ne penses-tu pas que les ronces qui ont griffé tes mollets nus mériteraient que tu pardonnes leur rôle de gardiennes des portes du paradis ?
Ecoute ! Entends-tu le silence respectueux qui entoure le bruit fin des flots de l’océan ? Tends l’oreille vers cette nature qui chuchote, ces herbes qui frissonnent, cette eau qui s’enivre de notre admiration. Marchons le long de ce ponton, laissons nos pas nous guider vers cet infini qui se dresse au loin, fort, franc, indestructible.
Si je t’ai amenée ici, ce n’est pas par simple envie de t’offrir la vue de cette magie. Non, je voulais te confier les larmes qui bordent mon coeur. Je te vois, là, éblouie par la beauté de cette image de vie, étourdie par ces lumières pâles, chaudes, fougueuses. Présente dans cet instant, ignorante du spectacle que m’offre ton regard. Tes yeux me projettent une plus belle image encore que celle que tu vois.

Sais-tu que je vois une vie entière y tenir ? J’aperçois tes blessures, tes espoirs, tes rêves et tes souvenirs.
J’y vois l’immensité du chemin qui nous attend, la beauté du chemin qui nous a mené jusqu’ici. A venir, d’autres passages sinueux, des arbres qui voudront se coucher sur notre route, et faire de l’ombre sur nos vies. Je le sais, mais rien ne m’effraie, puisque tu tiens ma main, et que je sens la pureté de ton âme palpiter dans ce creux si doux de ton poignet.
Dans le miroir des cet océan, dans les nuages effilochés qui glissent devant nous, je te vois, je vois ta beauté, je sens nos mains liées, nos coeur scellés par la réalisation de cette promesse que nous avons faite il y a longtemps déjà.

Te rends-tu compte des ces années passées ensemble, cette folie qui nous a tenus toutes ces années, cette attente jusqu’à cet instant, cet endroit, la réalisation de cette promesse de nos 17 ans.

Je n’ai pas oublié Marthe. Nos soixante ans n’y changeront rien. Cet océan est splendide, n’est-ce pas ? Que penses-tu de cette bague ?

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