J’adore la vue !

– J’adore la vue !

– N’est-elle pas fantastique ?

– J’adore la vue, vraiment !

– Ah, mais vous pouvez mon ami !

– Mais comment avez-vous découvert cet endroit avec cette vue ?

– Je veux bien vous y emmener mais certainement pas vous dévoiler mes secrets ! Pourquoi vous aurais-je bandé les yeux pendant le trajet si ce n’est pour préserver ce chemin connu de moi seul ?

– Comme je vous comprends. Je ne saurais assez vous remercier de me faire partager cette vision angélique car encore une fois : J’ADORE LA VUE !

– Cessez donc de bavasser si fort ! Permettez-moi de rajouter que vous vous répétez, qui plus est !
Vous me remercierez bien assez en tenant parole que cet endroit restera un secret jusque dans votre tombe !

– Comment pourrais-je trahir le secret d’une place telle que celle-ci ? Que l’ignorance des autres gens soit gardée pour continuer de me nourrir de ce plaisir confidentiel. Bénie des dieux soit cette fenêtre ouverte !

– Certes, mais cessez-donc ! Exclamez-vous en votre fort intérieur, de grâce ! Vous allez nous faire repérer et alors cet endroit n’aura plus rien d’enchanté !

– Vous avez raison mon ami. Ce serait bien incorrect de ma part de vous priver de ce joyau que vous avez bien voulu partager avec moi !

– Bien voulu, bien voulu… Comme vous y allez !
Est-il donc nécessaire que je vous rappelle que vous êtes ici car je n’avais guère le choix de refuser ? Vos menaces étaient bien réelles si mes souvenirs sont bons.

– Oui, ils sont bons mon ami. Mon épée était prête à tous les sévices concernant votre charrette. Cela ne serait pas arrivé vous aviez su tenir votre langue et préserver ce secret. Mais rassurez-vous. Après cette vue magnifique que vous m’avez dévoilée, mon épée restera bien en place.

– Vous apaisez là mon esprit, mon ami. Une seconde charrette détruite en si peu de temps aurait été un véritable fléau !
Et si nous cessions maintenant de jacasser pour régaler notre âme de cette vision éblouissante ?

– J’aimerais tant mon ami ! Mais je n’arrive guère à retenir mon expression. Tant de femmes découvertes, se croyant à l’abri des regards tels que les nôtres, s’exposant ainsi dans ces thermes interdits à notre espèce…
Mais je vais tenter de retenir mes ardeurs mon ami.

– Retenez-les donc, je vous en prie ! Se faire repérer serait un véritable sacrilège ! Sur ce, laissez votre esprit s’évader, et verrouillez-donc votre bouche … »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s