1990, j’ai à peine 4 ans. La maison de mes parents vient d’être construite. La pelouse est clairsemée, et plutôt terreuse. Les pièces blanches me paraissent immenses. Cela tient peut être du fait qu’elles sont assez vides. Mais, moi je ne le vois pas. Cette maison me plaît : elle est grande.
Et je me sens grande, bien que je sois obligée de pencher la tête en arrière pour pouvoir parler à mes parents.
Un samedi ensoleillé, je rentre des courses avec ma mère, rendez-vous de la semaine que j’adorais. Je suis toujours dans ses jupons, partout où elle va je vais. Ce samedi avait quelque chose de particulier car je me souviens avoir remarqué sur elle ce sourire et ces yeux pétillants à l’idée de remplir les placards et le réfrigérateur.
Alors que je suis à nouveau devant cette maison que je connais par cœur aujourd’hui, je sens revenir en moi cette petite fille que j’étais. Lire la suite »

